L'Essor
 
 
Bonjour :principale:nous sommes le jeudi 5 novembre 2020. Voici trois informations dont vous allez entendre parler cette semaine. Nous interrompons notre parution une semaine, rendez-vous le 19 novembre pour la prochaine édition. 
 
Vous pouvez également vous  inscrire  sur notre site pour recevoir, chaque jour, un résumé des articles publiés. Il vous suffit pour cela de remplir le formulaire "Recevez les derniers articles par mail" présent sur notre  page d'accueil
 
Les réservistes fortement mobilisés
 
“On nous remercie pour notre présence”dit Marc. “Quand on prend une mission, quand on sort de chez nous, quand on soutient nos collègues d’active, on peut s’attendre à tout”, poursuit Ismael. Comme ces deux réservistes de Seine-et-Marne, interrogés par TF13.500 réservistes ont été appelés en renfort le week-end dernier pour venir aider les gendarmes face à la double crise en cours, sanitaire et terroriste - 2.500 réservistes sont également chaque jour mobilisés, portant le total à 6.000.

Les 3.500 réservistes supplémentaires, chargés de missions de surveillance, sont mis à disposition des préfets, y compris donc en zone Police. Par exemple aux abords des lieux de culte à Rennes, Toulon, Dijon, Lourdes et Niort. Si cette présence en zone Police n’est pas inédite, elle donne la mesure de la crise actuelle. “La mise en place du plan Vigipirate Urgence-attentat et la conjonction inédite des crises nécessitent que les unités d’actives de la gendarmerie soient renforcées et appuyées dans leurs missions”, explique le général de division Olivier Kim. Le patron des réservistes leur a demandé “un effort significatif de disponibilité”. Une demande bienvenue après une année plutôt calme sur le front des réserves. Le premier confinement s’était en effet traduit par une pause dans l’emploi des réservistes. Et vous qu’en pensez-vous? Dites-le nous en commentaire de cet article.
 
Richard Lizurey, un spécialiste en gestion de crise très demandé
 
L’ancien patron des gendarmes Richard Lizurey avait repris du service, à la fin mars, pour assurer pour Matignon une mission d’auditeur du contrôle qualité de la gestion de la pandémie de la Covid-19. Le moins que l’on puisse dire, c’est que son rapport est toujours très attendu. Dévoilé récemment par Le Canard Enchaîné, le rapport confidentiel de 67 pages n’aurait toutefois pas eu de suite pour le moment. Selon l’hebdomadaire satirique, aucune des propositions émises par le général d’armée (2S) n’aurait été reprise par l’exécutif. Une annonce qui a passablement agacé les sénateurs  qui n'ont eux pas eu accès au document. Ces derniers ont demandé la communication, “sans délai”, du rapport du gendarme, un spécialiste de la gestion de crise.
 
Le nouveau retraité ne s’ennuie pas depuis qu’il a posé le képi, il y a près d’un an. Après avoir créé sa société de consultantil s’est présenté avec succès sur la liste du maire sortant (divers droite) de Chartres. En octobre, l’ancien directeur général a donné une conférence dans le Morbihan sur le thème de la cybersécurité. Désormais plus actif sur Twitter, Richard Lizurey n’oublie pas sa maison, en témoigne ce tweet admiratif suite au très beau geste de trois gendarmes de la Somme. 
 
Diffusion de visages: comment faire valoir demain ses droits?
 
“Est puni d’un an d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende le fait de diffuser, par quelque moyen que ce soit et quel qu’en soit le support, dans le but qu’il soit porté atteinte à son intégrité physique ou psychique, l’image du visage ou tout autre élément d’identification d’un fonctionnaire de la Police nationale ou d’un militaire de la Gendarmerie nationale lorsqu’il agit dans le cadre d’une opération de police.” La création de ce nouveau délit est en cours d’examen à l’Assemblée nationale. La mesure était demandée par des syndicats dans la Police, qui s’inquiétaient, dans la foulée des manifestations des Gilets jaunes, de la diffusion d’images massives de policiers parfois identifiés nominativement dans les commentaires. Au contraire, les opposants jugent ce nouveau délit liberticide. 
 
Que pourra faire un gendarme qui voudrait faire cesser la diffusion de son visage sur des réseaux sociaux? On fait le point avec une juriste sur ce dossier. Le futur délit s’annonce déjà très délicat à mettre en oeuvre devant les tribunaux. Un compte belge s’est déjà proposé pour hébergé à l’étranger les vidéos et images. Voici les conseils de Me Elodie Maumont, spécialiste du droit des militaires.
  • - Les gendarmes bénéficient de la protection fonctionnelle. La première chose à faire est de la mettre en oeuvre. Cette protection de l’Etat offre conseil juridique, prise en charge des frais de justice ou encore la possibilité d’une subrogation de l'action.
    Faites des captures d’écrans, des enregistrements, ou même mieux, un constat d’huissier. La difficulté sera en effet d’apporter la preuve et de prouver le caractère malveillant
  • - Faire un dépôt de plainte.
    - Quelque soit l’issue du texte en cours d’examen, il y a déjà un article du code de la défense qui rappelle que le chef veille aux intérêts de ses subordonnés. Il y a donc déjà d'autres moyens juridiques. C'est de la responsabilité de la hiérarchie de mettre en oeuvre les mesures adéquates pour faire cesser ce type d'agissement qui concernent d’abord un corps avant une personne précise.
 
Cette semaine, on vous conseille également la lecture 📖 de ces articles:
 
Un jeune gendarme a été sérieusement blessé dans un accident, dimanche 1er novembre à Montbéliard dans le Doubs, lorsque son véhicule a été percuté par celui d’un fuyard. 
 
158 gendarmes d’active, dont cinq à la retraite ou réserviste, viennent d’être promus ou nommés dans l’ordre de la Légion d’honneur. 25 autres gendarmes réservistes reçoivent par ailleurs la Médaille militaire. Ces listes ont été publiées samedi au Journal officiel.
 
Vous cherchez un travail? Si vous habitez en Dordogne, sachez que le centre national d'entraînement des forces de gendarmerie (CNEFG) recrute. Les gendarmes recherche des adjoints volontaires pour des missions dans le soutien technique et administratif au service des unités opérationnelles.
 
Avec le nouveau confinement, les gendarmes et forces de l’ordre sont à nouveau en première ligne ! A noter qu’à nouveau, un trop grand nombre d’appels pour de simples questions pratiques embouteillent les lignes d’urgence, à lire à ce sujet la mise en garde des gendarmes du Calvados. Le Monde remarque de son côté que la volonté de maintenir l’activité économique va compliquer la tâche des forces de l’ordre. “Si les déplacements relevaient de l’exception lors du premier confinement, ils seront cette fois-ci la norme pour bon nombre de citoyens”, relève le quotidien du soir.
 
Sur le front du terrorisme, le chef de l’Etat a revu à la hausse les effectifs de l’opération de sécurité intérieure Sentinelle, renforcée de 4.000 soldats. A Nice, c’est des agents de police municipale, primo-intervenant, qui ont abattu en légitime défense le terroriste de la basilique Notre-Dame de Nice après son périple meurtrier.
 
Le gouvernement veut muscler la lutte contre la haine en ligne. Ce sérieux coup de pouce va être partagé entre la plateforme Pharos, commandée par le capitaine de gendarmerie Renaud Garcin, et la création d'une nouvelle structure complémentaire. 
 
A lire enfin, la nouvelle série lancée par le site d’information Les Jours. Ce média en ligne s’intéresse à la façon dont les gendarmes s’appuient sur la science pour résoudre des crimes. Au premier épisode de cette série, l’affaire Laëtitia Perrais.
 
 
© 2020 L'Essor de la Gendarmerie
redactionweb@lessor.org
Directeur de publication: Alain Dumait
Numéro de commission paritaire: 0125 W 94160
Siret: 63201616800049
Hébergeur: Planet Hoster.
4416 Louis B. Mayer
Laval (Grand Montréal)
Québec H7P0G1
Canada
 
Cet e-mail a été envoyé à elodiemaumont@mdmh-avocats.fr
Vous avez reçu cet email car vous vous êtes inscrit à Rue Bleue, la newsletter de L'Essor.
 
 
SendinBlue